05.04.2012
Le ciel est par-dessus le toit

Le ciel est par-dessus le toit
Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine

Je vous abandonne pour la journée, aujourd'hui c'est rando urbaine, découverte d'Avignon.
J'ai bien peur qu'aujourd'hui ne soit "Dansons sous la pluie" au lieu de "Dansons sur le pont d'Avignon" !!!
04:23 Écrit par Chantal noir dans Paysage, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note |
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15.02.2012
Sur l'étang
Sur l'étang, un filet


Etrange présence
Guenille inexpliquée
Que fais-tu là petit filet ?
Curieux lambeaux
Misère inutile
A quoi sers-tu petit filet ?

04:32 Écrit par Chantal noir dans Divers, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note |
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10.12.2011
Un petit grain...
04:00 Écrit par Chantal noir dans Agriculture, paysannerie, élevage, Divers, Miam, miam !, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note |
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05.11.2011
Emmélés...
04:12 Écrit par Chantal noir dans Automne, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note |
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23.10.2011
Entre douceur et piquants
04:07 Écrit par Chantal noir dans Divers, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note |
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24.09.2011
Images d'automne
Le 2 vendémiaire* entre douceur et rosée
L'été s'en est allé à petits pas feutrés.
Le soleil a laissé échamps* et terres gorgés.
Dans leur robe de papier les fusées dorées,
D'énergie et de lumière épis d'or gonflés,
Têtes des soleils penchées, beauté envolée.
L'automne prendra sa place de sa couleur brasier
Doucement la chaleur laissera les gelées
Couvrir les feuillages de vermillon et d'orangé.
L'été s'en est allé à petits pas feutrés.
Chantal, septembre 2011
* le 2 vendémiaire : le 23 septembre dans le calendrier républicain.
* échamps : petits champs cultivés en terrasse en Ardèche (pas très approprié ici mais vous me pardonnerez).
04:00 Écrit par Chantal noir dans Agriculture, paysannerie, élevage, Automne, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note |
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14.09.2011
Papillons bleus
Les papillons bleus de septembre
Battent des ailes doucement
Sur les feuilles aux reflets d'ambre
Tels des bijoux d'azur vivant...
La Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae)
04:00 Écrit par Chantal noir dans Papillon, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note |
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10.07.2011
L'eau claire de la fontaine

Fontaine, belle fontaine
S'écoulant en un chant envoutant
Le liquide précieux des montagnes
M'attire tel un aimant.
Fontaine, divine fontaine
De ton bec jaillis l'eau claire
Ta présence est une aubaine
Me régalant et me rafraichissant.
Fontaine, chère fontaine
Que j'aimerais t'entendre encore
Que j'aimerais te boire encore
Que j'aimerais que tu m'éclabousses
de tes clapotis, de ton énergie
au lieu d'être là, au fond de mon lit.
04:00 Écrit par Chantal noir dans Eau, Fontaine, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note |
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18.06.2011
Piège de soie
04:00 Écrit par Chantal noir dans Divers, moi, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note |
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27.05.2011
Mousse
04:00 Écrit par Chantal noir dans moi, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note |
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24.03.2011
Paraboles
L'arbre
Tout seul,
Que le berce l'été, que l'agite l'hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.
Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
Les yeux aujourd'hui morts, les yeux
Des aïeules et des aïeux
Ont regardé, maille après maille,
Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
Il abritait leur sieste à l'heure de midi
Et son ombre fut douce
A ceux de leurs enfants qui s'aimèrent jadis. ...
Emile Verhaeren
04:01 Écrit par Chantal noir dans Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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23.02.2011
Le Paysan
Hier, très émue par l'article d'Anne Bilou j'ai eu envie à mon tour de rendre hommage à ces gens qui n'ont pas eu la vie rose, qui ont souffert dans leurs chairs pour gagner une misère... Son article m'a renvoyé à l'image de mes parents et grands-parents, famille de paysans depuis des lustres.

Photo prise sur le net
Le paysan
Je me souviens de lui, comme si c’était hier,
Son visage cuivré, sillonné par les ans,
La pipe qu’il fumait dans un nuage blanc,
Ses mains calleuses, rudes, qui labouraient la terre.
Les pieds dans les sabots depuis l’aube à la nuit,
Faut tirer l’eau du puits, abreuver les chevaux,
A la tombée du jour, ramener le troupeau,
Un labeur harassant : voilà toute sa vie !
La traite des brebis une heure avant l’aurore,
Porter le lait, les œufs, au village voisin,
Jeter le bois au four et la pâte au pétrin,
Epier la basse-cour : les poussins vont éclore !
Je me souviens encor de la forge brûlante,
L’enclume résonnait sous les coups de marteau,
Une bête attendait qu’on lui ferre un sabot,
Ses naseaux exhalaient une haleine fumante.
Je me souviens, aussi, de la paille et du foin,
De la soupe avalée sur le coin d’une table,
Chaque mot, chaque pas, et voici qu’à l’étable,
Une vache vêlait, le soleil pour témoin.
Quand l’hiver se prolonge en frissons obstinés,
Quand la bise rugit, que la neige s’étend,
Dans la brume glacée, il lui fallait, pourtant,
Se lever, commencer une dure journée.
Son labeur accompli, l’antique paysan,
S’endormait, apaisé par la chaleur de l’âtre,
Bercé, lancinement, par la pipo du pâtre,
Tandis que s’infiltrait un silence pesant.
La messe du dimanche, unique passe-temps,
Où il pouvait, enfin, sous la voûte de bois,
Somnoler, doucement, à l’ombre de la croix,
Tandis que s’élevaient les prières, les chants. Auteur inconnu
Photo prise sur le net A l'heure du Salon de l'Agriculture, nos petits paysans ne peuvent vivre décemment de leur passion qui est, sans conteste, un sacerdoce. Ils ont choisi leur métier : faire vivre l'humanité !


04:00 Écrit par Chantal noir dans Agriculture, paysannerie, élevage, Emotions, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note |
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02.02.2011
Nouvelle fâble
La tortue et le lapin
D’une douleur mal placée, la tortue se plaignait
Comment sous cette carapace, un lumbago pris sa place ?
Se déplaçant malaisément, trottinant encore plus lentement
Egarée dans la colère et pestant contre sa douleur
Elle n’avançait guère pour se rendre à sa demeure.
Revenant de sa course matinale parmi le thym et la rosée
Un doux lapin jovial lui passait à côté
Constatant la lenteur inhabituelle de Dame carapacée,
Il s’arrêta à sa hauteur pour lui demander :
« Dame tortue, que vous arrive-t-il aujourd’hui ? »
« Un mal qui me tue et me ralenti mon ami,
il m’empêche de marcher et me courbe le dos
Je serai déjà rentrée sans ce fichu lumbago »
« Puis-je vous aider à avancer ma belle amie, et de ma patte tenir la vôtre ? »
« Si vous le voulez, c’est très gentil, mais mon chemin n’est pas le vôtre. »
Le charmant animal lui tendit sa douce patte
et lui offrit son soutient pour continuer le chemin.
« Ma douce amie, vous voilà rendue chez vous
Puis-je encore faire quelque chose pour vous ? »
« Vous seriez très aimable de m’aider à rejoindre mon lit »
De toute sa douceur le lapin aida la pauvre tortue à regagner sa couche.
« Brave lapin, vous voilà bien loin de votre terrier et la nuit est tombée,
ne craignez-vous pas de rencontrer le loup au détour d’une souche ?
Je suis effrayée de vous savoir à sa merci, en ma demeure restez cette nuit »
Monsieur Lapin accepta et se coucha sur le lit à côté de son amie.
La chaleur de l’animal réchauffa les douleurs de la malade.
La patte douce et tendre de l’un dans celle incertaine de l’autre,
Ils étaient calmes et sereins et s’endormirent jusqu’au matin.
Moralité : les différences visibles ne sont pas des critères d’incompatibilité
Il ne faut pas vous arrêter à ce que vous supposez, à ce que vous croyez
ou ce que vous voyez et dites-vous que tout est possible en amitié.
Chantal, décembre 2010
(photos prises sur le net)
04:00 Écrit par Chantal noir dans Ami, Emotions, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note |
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31.01.2011
Oeil de velour
"Œil de velours" c'est le nom que je te donne
à toi, qui cours dans le pré et t'abandonne
tu vas d'un côté, de l'autre, à ton gré sur ton aire de jeux
ton œil si doux m'attendris et je te vois heureux.
Heureux, de ne pas être sur les hippodromes, avili, asservi
esclave des hommes avides de pouvoir et d'argent
où l'écume de l'effort de tes frères soufflant et transpirant
ont, eux, les yeux remplis d'effrois de dépit.
Chantal, janvier 2011
04:00 Écrit par Chantal noir dans Emotions, Faune, Poésies, citations | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note |
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