05.04.2012

Le ciel est par-dessus le toit

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Le ciel est par-dessus le toit

 

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine

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Je vous abandonne pour la journée, aujourd'hui c'est rando urbaine, découverte d'Avignon.

J'ai bien peur qu'aujourd'hui ne soit "Dansons sous la pluie" au lieu de "Dansons sur le pont d'Avignon" !!!


15.02.2012

Sur l'étang

Sur l'étang, un filet

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Etrange présence

Guenille inexpliquée

Que fais-tu là petit filet ?

Curieux lambeaux 

Misère inutile

A quoi sers-tu petit filet ?

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10.12.2011

Un petit grain...

...de sable, de folie, de raisin

bien mûr, bien juteux, qui tache et laisse la moustache...

merveilleux grains du sud picorés avec délice,

sublime nectar sucré,

chères vignes de Provence vous m'enchantez.

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05.11.2011

Emmélés...

Emmelés

Transparence

Echevelés

Luminescence

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23.10.2011

Entre douceur et piquants

Petite plume oscillant sur les feuilles d'ortie

Usant de toute la douceur de ses caresses

En équilibre elle résistait au soufle du vent.

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24.09.2011

Images d'automne

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Le 2 vendémiaire* entre douceur et rosée

L'été s'en est allé à petits pas feutrés.

Le soleil a laissé échamps* et terres gorgés.

 

Dans leur robe de papier les fusées dorées,

D'énergie et de lumière épis d'or gonflés,

Têtes des soleils penchées, beauté envolée.

 

L'automne prendra sa place de sa couleur brasier

Doucement la chaleur laissera les gelées

Couvrir les feuillages de vermillon et d'orangé.

 

L'été s'en est allé à petits pas feutrés.

 

Chantal, septembre 2011

* le 2 vendémiaire : le 23 septembre dans le calendrier républicain.

* échamps : petits champs cultivés en terrasse en Ardèche (pas très approprié ici mais vous me pardonnerez).

 

14.09.2011

Papillons bleus

Les papillons bleus de septembre

Battent des ailes doucement

Sur les feuilles aux reflets d'ambre

Tels des bijoux d'azur vivant... 

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La Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae)

10.07.2011

L'eau claire de la fontaine

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Fontaine, belle fontaine

S'écoulant en un chant envoutant

Le liquide précieux des montagnes

M'attire tel un aimant.

Fontaine, divine fontaine

De ton bec jaillis l'eau claire

Ta présence est une aubaine

Me régalant et me rafraichissant.

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Fontaine, chère fontaine

Que j'aimerais t'entendre encore

Que j'aimerais te boire encore

Que j'aimerais que tu m'éclabousses

de tes clapotis, de ton énergie

au lieu d'être là, au fond de mon lit.

18.06.2011

Piège de soie

Article programmé

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Prise au piège

filaments inextricables

Engluée dans la douceur

Du piège de soie

Issue fatale, ne pas baisser les bras

Je me débats

la vie est devant moi.

Chantal, juin 2011

 

27.05.2011

Mousse

 Article programmé

Je serai absente toute la journée et sans doute dans les 2 ou 3 jours prochains...

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Telle cette mousse

Je me délite, je me défait

Mais je m'accroche et résiste

Je souffre mais je supporte

 Sus à l'ennemi

Victoire à la vie !

 

24.03.2011

Paraboles

 

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Tout seul,
Que le berce l'été, que l'agite l'hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.

Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
Les yeux aujourd'hui morts, les yeux
Des aïeules et des aïeux
Ont regardé, maille après maille,
Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
Il abritait leur sieste à l'heure de midi
Et son ombre fut douce
A ceux de leurs enfants qui s'aimèrent jadis. ...

                                                       Emile Verhaeren

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23.02.2011

Le Paysan

Hier, très émue par l'article d'Anne Bilou j'ai eu envie à mon tour de rendre hommage à ces gens qui n'ont pas eu la vie rose, qui ont souffert dans leurs chairs pour gagner une misère... Son article m'a renvoyé à l'image de mes parents et grands-parents, famille de paysans depuis des lustres.

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Photo prise sur le net

Le paysan
Je me souviens de lui, comme si c’était hier,
Son visage cuivré, sillonné par les ans,
La pipe qu’il fumait dans un nuage blanc,
Ses mains calleuses, rudes, qui labouraient la terre.
Les pieds dans les sabots depuis l’aube à la nuit,
Faut tirer l’eau du puits, abreuver les chevaux,
A la tombée du jour, ramener le troupeau,
Un labeur harassant : voilà toute sa vie !
La traite des brebis une heure avant l’aurore,
Porter le lait, les œufs, au village voisin,
Jeter le bois au four et la pâte au pétrin,
Epier la basse-cour : les poussins vont éclore !
Je me souviens encor de la forge brûlante,
L’enclume résonnait sous les coups de marteau,
Une bête attendait qu’on lui ferre un sabot,
Ses naseaux exhalaient une haleine fumante.
Je me souviens, aussi, de la paille et du foin,
De la soupe avalée sur le coin d’une table,
Chaque mot, chaque pas, et voici qu’à l’étable,
Une vache vêlait, le soleil pour témoin.
Quand l’hiver se prolonge en frissons obstinés,
Quand la bise rugit, que la neige s’étend,
Dans la brume glacée, il lui fallait, pourtant,
Se lever, commencer une dure journée.
Son labeur accompli, l’antique paysan,
S’endormait, apaisé par la chaleur de l’âtre,
Bercé, lancinement, par la pipo du pâtre,
Tandis que s’infiltrait un silence pesant.
La messe du dimanche, unique passe-temps,
Où il pouvait, enfin, sous la voûte de bois,
Somnoler, doucement, à l’ombre de la croix,
Tandis que s’élevaient les prières, les chants.                                  Auteur inconnu

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Photo prise sur le net

A l'heure du Salon de l'Agriculture, nos petits paysans ne peuvent vivre décemment de leur passion qui est, sans conteste, un sacerdoce.

Ils ont choisi leur métier : faire vivre l'humanité !

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Mon père, ma soeur et moi (la + petite) en compagnie de Mousse, le dernier cheval avec lequel mon père a travaillé la terre. Ca devait être en 1970.

02.02.2011

Nouvelle fâble

La tortue et le lapin

 

D’une douleur mal placée, la tortue se plaignaittortue.jpg

Comment sous cette carapace, un lumbago pris sa place ?

Se déplaçant malaisément, trottinant encore plus lentement

Egarée dans la colère et pestant contre sa douleur

Elle n’avançait guère pour se rendre à sa demeure.

 

lapin_de_garenne_copyright_jean_pierre_trinquecostes.jpgRevenant de sa course matinale parmi le thym et la rosée

Un doux lapin jovial lui passait à côté

Constatant la lenteur inhabituelle de Dame carapacée,

Il s’arrêta à sa hauteur pour lui demander :

« Dame tortue, que vous arrive-t-il aujourd’hui ? »

« Un mal qui me tue et me ralenti mon ami,

il m’empêche de marcher et me courbe le dos

Je serai déjà rentrée sans ce fichu lumbago »

« Puis-je vous aider à avancer ma belle amie, et de ma patte tenir la vôtre ? »

« Si vous le voulez, c’est très gentil, mais mon chemin n’est pas le vôtre. »

Le charmant animal lui tendit sa douce patte

et lui offrit son soutient pour continuer le chemin.

 

« Ma douce amie, vous voilà rendue chez vous

Puis-je encore faire quelque chose pour vous ? »

« Vous seriez très aimable de m’aider à rejoindre mon lit »

De toute sa douceur le lapin aida la pauvre tortue à regagner sa couche.

« Brave lapin, vous voilà bien loin de votre terrier et la nuit est tombée,

ne craignez-vous pas de rencontrer le loup au détour d’une souche ? 

Je suis effrayée de vous savoir à sa merci, en ma demeure restez cette nuit »

Monsieur Lapin accepta et se coucha sur le lit à côté de son amie.

La chaleur de l’animal réchauffa les douleurs de la malade.

La patte douce et tendre de l’un dans celle incertaine de l’autre,

Ils étaient calmes et sereins et s’endormirent jusqu’au matin.amitie-172.gif

 

Moralité : les différences visibles ne sont pas des critères d’incompatibilité

Il ne faut pas vous arrêter à ce que vous supposez, à ce que vous croyez

ou ce que vous voyez et dites-vous que tout est possible en amitié.

 

Chantal, décembre 2010

(photos prises sur le net) 

31.01.2011

Oeil de velour

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"Œil de velours" c'est le nom que je te donne

à toi, qui cours dans le pré et t'abandonne

tu vas d'un côté, de l'autre, à ton gré sur ton aire de jeux

ton œil si doux m'attendris et je te vois heureux.

Heureux, de ne pas être sur les hippodromes, avili, asservi 

esclave des hommes avides de pouvoir et d'argent

où l'écume de l'effort de tes frères soufflant et transpirant 

ont, eux, les yeux remplis d'effrois de dépit.

Chantal, janvier 2011